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L'oiseau de Mr. STROZZA
Un bruit sourd retentit et puis plus rien.
Une surface froide,
plane, lisse et translucide vient d'arrêter mon vol.
Je suis abasourdi par ces mains chaudes qui viennent m'étreindre et me serrer.
Un homme au souffle court et chaud me dévisage.
Son air curieux me fait perdre la méfiance que j'éprouve au contact des humains.
Il s'adresse à moi comme si je pouvais le comprendre,
comme si je pouvais pleurer sa peine.
Il est responsable de l'arrêt de mon vol car c'est lui
qui a posé, ici, cette habitation en quelques mois.
Et moi, je ne vole plus, je suis perdu de voir ces doigts s'affairer pour me sauver.
Les heures s'écoulent dans cette pièce de lumière aveuglante et presque liquide
quand soudain, il ouvre et je plane sans rêver vers un arbre solide.
Je suis vivant, un simple moineau rescapé sur une branche de plus en plus rare.
Je n'oublierai jamais les mains chaudes et le souffle court.
Je n'oublierai jamais Mr. STROZZA.
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